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83-84 : Laurent C. sur son premier cerf

MON PREMIER CERF REMBUCHE

C’était I’avant-dernière chasse et je savais que je ne pourrais pas assister à la dernière. Savez-vous ce que c’est de partir à l’école le matin, alors qu’il fait nuit, quand mes amis vont aller au bois faire les pieds sans moi. J’étais déçu d’avance. Aussi à force de bouderies et de quelques larmes, quelque peu comédiennes, je réussis à convaincre mon père : " Bon ! tu n’iras pas à l’école aujourd’hui mais c’est une ,exception !… ". Je cachais comme je le pouvais mon bonheur et attendais avec beaucoup d’impatience le lever du jour, pour le suivre en forêt à la recherche d’un animal de chasse. Après un petit déjeuner que j’avalais en hâte, j’avais sauté dans les bottes bien avant mon père.

Ce fut enfin ce merveilleux départ. ll fallait néanmoins passer à la Grand’ Mare recevoir les consignes du piqueux et prendre Ramses pour la quête.

C’est à force de beaucoup de décibels (et de calvados…) qu’il nous envoya, mon père et moi, faire le canton du taillis de la Vache.

Pensant me faire plaisir pour voir des animaux et peut-être me croyant inapte à la marche, mon papa décida de me laisser en observation au carrefour de la route de la Bertherie et de la ligne du Pré Bourreau.

Sur l’instant je fus déçu, je pensai : il me prend encore pour un gamin. Mais tels sont les ordres j’étais bien trop heureux d’être là plutôt qu’en cours de Maths !…

Et me voilà seul au milieu du carrefour. Enfin presque… puisque j’avais quand même ses jumelles !… C’est au bout d’une demi-heure que le froid commença à se faire sentir. C’est bizarre le froid ! Ça commence par les doigts de pieds, puis les mains, puis le nez et puis ça vous prend partout. D’un seul coup cela disparu quand un geai traversa l’allée en criant. Je savais que c’était un avertissement. Je distinguais la silhouette d’un animal prêt à sauter sur la sommière. Le plus discrètement possible je m’accroupis. J’avais l’impression de faire un bruit épouvantable : un gravillon a crissé sous mon pied… les jumelles ont frotté ma fermeture éclair… je n’ose plus respirer… I’animal se présente à moins de cent mètres : c’est une biche, elle s’arrête, se retourne, regarde derrière elle. Elle n’,est sûrement pas seule. C’est au bout d’interminables minutes que son faon la suivit.

Je me retournai sans gestes brusques presque persuadé que I’on me regardait..

Je fus cette fois figé à la vue de deux cerfs. J’estimai immédiatement un cerf daguet et un cerf qui portait six. L’examen à la jumelle me Ie confirma. ils me regardaient très inquiets. J’évitai le moindre geste, je crois de toutes façons que j’aurais été incapable de bouger. J’avais l’impression de n’avoir jamais vu d’aussi beaux cerfs. Mes jambes commençaient à s’engourdir quand les animaux sautèrent dans l’enceinte. J’étais heureux et soulagé lorsque je vis apparaître mon père et Ramsès tout en haut de la route de la Bertherie. Je
ne pus m’empêcher de lui faire signe de loin de se dépêcher de venir.

J’étais tellement impatient de lui raconter mon observation que les mots se mélangeaient. Je réussis quand même à lui expliquer. ll décida alors de me faire faire le tour de la parcelle avec Ramsès pour assurer la brisée.

Tout cela fut fait : mon cerf était certainement rembuché.

Quand j’ai raconté mon histoire au piqueux il a décidé que je donnerai mon premier rapport.

J’ai balbutié comme j’ai pu ma quête, mais où j’ai eu le plus peur c’est quand le Maître d’Equipage et le Piqueux ont mis les chiens à la brisée.

Après quelques instants : de beaux récris, un animal saute la route,

C’EST MON CERF !

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