Actualités

Les jeunes sonneurs du Pique-Avant

Clap de fin de saison des concours de trompes 2018 pour nos deux jeunes. (...)

Mémoire des Equipages

La société de Vènerie a récemment créé un nouveau site internet regroupant (...)

Charte du suiveur

En ce début de saison, nous demandons à nos suiveurs réguliers et occasionnels (...)

Le CD de notre concert de trompes

Le 25 septembre 2010, le Rallye Pique Avant Nivernais donnait un concert de (...)

Visiteurs connectés : 3

83-84 : poème de Pierre Marc Malhet

O rage, ô désespoir, fondrière ennemie !
N’ai-je donc tant monté que pour cette infamie ?
Et ne fus-je vidé par des carnes étranges
Que pour aller chuter en petite Bertrange ?
Mon cor qu’avec respect tout l’Equipage admire,
Mon cor qui tant de fois a sonné sans faillir,
Tant de fois résonné tout au fond de ces bois
S’est cabossé si fort qu’il en gémit d’effroi.
O cruel souvenir d’une assiette affirmée !
Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !
Sournoise cavité fatale à mon honneur,
Abîme rempli d’eau où tombe mon trotteur !
Faut-il voir triompher ce bien perfide trou
Et devenir honteux le séant dans la boue ?
Vents, soyez de mon corps à présent les sécheurs ;
Ma culotte rigole mais aussi les suiveurs !
Sur ma selle mouillée par cet affront insigne
Je repars aussitôt en voulant rester digne.
Et toi, de mes exploits, glorieux instrument,
Mais d’un corps tout humide inutile ornement,
Trompe, hier appréciée qui dans la circonstance
M’a servie de mat’las et non pas d’assurance,
Va, quitte désormais le dernier des veneurs,
Passe donc chez Picard, I’habile redresseur.

P.-M. MALHET

Répondre à cet article