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83-84 : poème de Pierre Marc Malhet

O rage, ô désespoir, fondrière ennemie !
N’ai-je donc tant monté que pour cette infamie ?
Et ne fus-je vidé par des carnes étranges
Que pour aller chuter en petite Bertrange ?
Mon cor qu’avec respect tout l’Equipage admire,
Mon cor qui tant de fois a sonné sans faillir,
Tant de fois résonné tout au fond de ces bois
S’est cabossé si fort qu’il en gémit d’effroi.
O cruel souvenir d’une assiette affirmée !
Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !
Sournoise cavité fatale à mon honneur,
Abîme rempli d’eau où tombe mon trotteur !
Faut-il voir triompher ce bien perfide trou
Et devenir honteux le séant dans la boue ?
Vents, soyez de mon corps à présent les sécheurs ;
Ma culotte rigole mais aussi les suiveurs !
Sur ma selle mouillée par cet affront insigne
Je repars aussitôt en voulant rester digne.
Et toi, de mes exploits, glorieux instrument,
Mais d’un corps tout humide inutile ornement,
Trompe, hier appréciée qui dans la circonstance
M’a servie de mat’las et non pas d’assurance,
Va, quitte désormais le dernier des veneurs,
Passe donc chez Picard, I’habile redresseur.

P.-M. MALHET

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