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Article Journal du Centre 31/1/2018

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Sir Rupert Buchanan Jardine

N.D.L.R. : le lecteur trouvera ici des précisions intéressantes sur les origines de l’apport black and tan dans la meute de l’équipage.

Jock Buchanan Jardine fut, toute sa vie, un éleveur incomparable. Que de fois nous avons parlé de chasses, de chiens, de chevaux, de bovins, de moutons, de courses, de coqs de combat, de chasses à tir, d’étangs, de chasses à la loutre, de coursing, d’arbres, de plantations et d’agriculture ! Nous avons toujours eu les mêmes idées sur toutes les activités de la vie et je ne crois pas que jamais, en quarante-sept ans où nous nous sommes vus, nous ayons eu des idées vraiment différentes ou une discussion en quoi que ce soit. Son souvenir restera en moi d’une façon impérissable.

ll avait une science de l’élevage divinatoire et, depuis l’âge de 20 ans, il voulait créer une race de chiens bien à lui, totalement différents des packs anglo-saxons. ll voulait d’abord des chiens très grands ; des mâles d’au moins 26 pouces, et des chiennes plus petites, mais assez légèrement.

Sa gentillesse à mon égard lui avait fait me donner nombre de ses élèves. Je lui en avais envoyé moi-même quelques-uns.

On peut dire qu’il n’y avait pas de mois où nous ne nous écrivions, presque toujours pour parler de tout ce que nous aimions.

Ces chiens étaient devenus tous excellents et sont les seuls d’Outre-Manche dont je me sois servi tant de fois pour mes croisements : ainsi tous mes chiens ressemblaient à eux, par la taille, la constitution, la robe, la forme de la tête, de l’épaule, des jarrets. Pour les qualités de change, ses chiens étaient presque tous perçants dans les animaux et enfin, et surtout, ils avaient une telle gorge que je n’ai jamais entendu un équipage en ayant de semblable.

Toute sa vie, Jock, avec une ténacité farouche, a voulu donner à ses chiens cette grande qualité dont l’oreille humaine ne se lasse jamais, de belles gorges ! ll y en avait des graves, des légères, des hurleurs, ce qui est vraiment rare aujourd‘hui, et l’on pouvait dire que la moitié ou presque de son équipage faisait une musique extraordinaire. L’ensemble de son pack était comme un carillon. Comme disait Denis, le fameux piqueux du Marquis de Foudras : "Ces chiens ont chassé aujourd’hui avec des gorges à vous rendre mes devoirs".

Vous vous rendez compte mes enfants, du bonheur que ce fut pour moi d’avoir ce sang nouveau à ma disposition pour élever mes chiens ! Nos croisements à tous les deux furent en effet vraiment fructueux.

Jock m’avait donné le premier chien en 1923, c’était un harrier splendide, il s’appelait Leader. ll m’a bien servi pour mon équipage de lièvres. Et nous fîmes, lui et moi, pendant quarante-sept ans bien d’autres échanges. Hélas ! J’ai rarement pu lui trouver des chiens ayant les qualités qu’il cherchait, surtout de très belles gorges…

J’ai chassé presque partout, en Angleterre, en Irlande, aux Etats-Unis, en Belgique, mais je n’ai jamais entendu des gorges et des qualités semblables au pack du Dumfrieshire.

Jean de Roüalle († 1973).

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