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La trompe de chasse en vènerie

La trompe est un instrument qui fait partie de la famille des cuivres.

BREF HISTORIQUE

Jadis moyen de communication, le cor servait aux bergers, aux chasseurs et aux chevaliers pour donner l’alarme.

De nature différente selon les moyens et les techniques locales, le cor était en bois, en métal ou en ivoire d’éléphant, d’où le nom d’oliphant.

La corne, peu recourbée, donnait la forme du cor, mais ce qui le différencie de la trompe, c’est la courbure : le cor envoie le son par devant, la trompe par derrière. Le cor ou indifféremment la trompe servait aux armées en 1250 sous Saint-Louis. Passant par toutes sortes de longueurs, de formes, de diamètres et de tonalités, adaptées au registre de la voix dans la musique d’église ou aux formations orchestrales, les caractéristiques de la Trompe de Chasse actuelle semblent se préciser sous Louis XV en un modèle appelé « Dampierre ». Cette trompe en ré est enroulée à un tour et demi, puis vers 1814 la trompe d’« Orléans » enroulée à trois tours et demi, c’est notre modèle actuel.

PRESENTATION DE L’INSTRUMENT

I - La trompe, instrument musical de communication

En tant qu’outil fabriqué par l’homme, la trompe a eu, en forêt, une destination première qui a été de faire connaitre par un chasseur des informations à des destinataires, lesquelles étaient codées dans un langage musical.

A la chasse, la trompe est utilisée de façon individuelle, avec une certaine puissance (se faire entendre et permettre la reconnaissance de la fanfare sonnée en totalité ou en partie) tout en ayant le souci de conserver des lèvres (la journée pourrait être longue !), et en tenant compte des allures de son cheval et des divers aspects de l’environnement.

II - La trompe, instrument de musique

L’autre vocation de la trompe, mais qui est plus récente, est de régaler les oreilles d’auditeurs venus assister à une aubade ou même parfois à un véritable concert. Les trompes sonnent alors en groupe avec une répartition assez précise et organique, mais qui peut varier en fonction du type de lieu, entre le ou les solistes et les trompes d’accompagnement, et qui comprend les trompes de chant, les secondes, les basses ainsi que les trompes de "radoux" (ou radouci).

C’est ainsi que l’on peut entendre de la trompe dans certaines oeuvres baroques dans lesquelles elle ne fait que revenir à une place qui était la sienne au XVIIe siècle. Des auteurs de fantaisie ont composé des fanfares, ou plutôt des morceaux, qui mettent en avant, par exemple, la chaleur du timbre de l’instrument ou la virtuosité de certains sonneurs. L’apparition de l’accompagnement de la trompe par le piano date de la même époque, c’est à dire la fin du XIXe L’orgue a fait son entrée un peu plus tardivement.

III - Du côté musical…

La trompe de chasse est un instrument modal, comme le chant grégorien (ce qui explique d’ailleurs qu’elle ait été un instrument d’église avant de passer en forêt). En conséquence on ne peut obtenir de dièse ou de bémol sans utiliser d’artifice comme boucher le pavillon (à part pour les champions, cela s’entend !).

La Gamme :

La gamme comporte deux domaines : le chant et la basse.

S’y ajoutent les deux notes extrêmes : le do "de pédale" (par analogie a l’orgue), très grave et le contre-ut, très aigu.

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Les gammes de la trompe

Ajoutons encore une note que l’on ne rencontre que par accident : le SI ou sol raté…

Composition du groupe

Une formation de sonneurs compte :

  • Les sonneurs de Chant (ou de première) qui sont les plus nombreux
  • Les sonneurs de seconde
  • Le ou les sonneurs de basse
  • et éventuellement le ou les sonneurs de contre-chant
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Formation de sonneurs

Les fanfares

Le répertoire de la Trompe de Chasse se compose de :

  • Fanfares dites de circonstances
  • Fanfares dites d’animaux
  • Fanfares dites de lieu-dit ou de forêt
  • Fanfares dites de familles et d’équipages
  • Fanfares dites de fantaisies

Au total 3 500 fanfares environ.

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Sonneurs à la curée © SG

SONNER A CHEVAL

Il est impossible d’ "aligner" la cadence des notes à celle du cheval, car elles sont dans un rapport de un à trois/cinq.

Il faut amortir les secousses reçues par le sonneur résultant des mouvements de son cheval par les diverses articulations du corps, notamment celles de la cheville et du genou.

Il faut aussi réussir à se maintenir dans un équilibre stable, en particulier pour le haut du corps, qui doit se placer de façon à éviter les coups d’encolure (un écuyer militaire, consulté sur le sujet, imagine qu’un cavalier au rein très souple montant un cheval de dressage puisse arriver à ne plus faire bouger le haut de son corps et alors réussirait à sonner assis dans le fond de sa selle ! Cas exceptionnel…).

La moindre réussite relative dans cet exercice n’est possible qu’avec une bonne maitrise de son cheval et grâce à une monte en suspension ! Il est aussi indispensable de bien posséder son instrument !

Sonner à pied, sonner à cheval, deux facettes bien distinctes d’un même art !